Bienvenue sur le site du CIVAM Bio Gard

Accueil - L’Agriculture Biologique

L’agriculture biologique, très contrôlée, bannit les engrais chimiques et les traitements de synthèse. Elle est encadrée par une série de règlements européens. Pour s’en faire une idée précise, le mieux est encore d’aller à la rencontre de celles et ceux qui, dans le Gard, ont choisi de l’appliquer. Témoignages.

 

Hermine Couturou, éleveuse de 55 chèvres à Molières-sur-Cèze

« La santé des bêtes passe par la prévention »


chèvres bio, fromage bio, éleveuse bio

Les biquettes d’Hermine et Jean-Pierre Couturou sont autonomes. Elles partent le matin seules vers les forêts de châtaigniers et reviennent comme des grandes au logis le soir venu. Pas étonnant qu’elles soient en pleine forme. Ici, pas de médicaments. « Tout est fait pour que le troupeau reste en bonne santé, explique l’éleveuse, en cas de problème, je pratique l’homéopathie, l’aromathérapie et la naturopathie. Si je ne parviens pas à les soigner alors j’ai recours, en dernier lieu, à un antibiotique. Mais dans ce cas, je n’utilise plus le lait de la chèvre avant trois semaines. » Même chose pour les vaccins, pas question d’inoculer le moindre sérum. « En conventionnel, le vaccin contre la fièvre catarrhale ovine est obligatoire, chez nous il est facultatif. La majorité des éleveurs bio sont contre. »

 

Jean-Baptiste Mangin, viticulteur à Domazan (Côtes-du-Rhône)

« Pas de désherbant chimique, pas de produit systémique »


vin bio, vigne bio, viticulture bio

Jean-Baptiste Mangin, viticulteur, Château des Coccinelles à Domazan, dans le Gard rhodanien. Depuis 1974, le domaine est en agriculture biologique. En quoi un vin bio est-il différent d’un vin conventionnel ? « Dans le cadre réglementaire actuel, ce sont seulement les raisins qui sont cultivés selon les règles de l’agriculture biologique, explique Jean-Baptiste. Le processus de vinification, lui, n'a pas encore de règles strictes en Europe. » Mais un projet baptisé Orwine va bientôt mettre sur pied une charte européenne. Techniquement, le cahier des charges est contraignant. « Les seuls produits utilisables contre le mildiou et l’oïdium, ce sont les familières bouillies bordelaises, à base de cuivre et de soufre. » Autre contrainte : le travail du sol, essentiel. Quatre à huit fois par an, il faut passer le griffon, au dos du tracteur, entre les rangs. Cela aère la terre et permet aux bactéries ainsi qu’à la microfaune du sol de se développer en profondeur. Le griffon sert aussi à désherber, comme le ferait un produit chimique évidemment interdit en bio. « Si ces produits tuent l’herbe, je ne vois pas en quoi ils feraient du bien à la vigne », constate Jean-Baptiste Mangin.

http://www.chateau-coccinelles.com

 

Marc Bruzard, éleveur de 500 poules pondeuses à Rousson

« Les maladies proviennent de la surdensité »


poules bio, maraîchage bio, légumes bio, oeufs bio

Deux hectares de potager, dix de cultures céréalières, 40 brebis et 500 poules pondeuses : on ne s’ennuie pas chez Marc et Gillian Bruzard au mas Canet, près de Rousson, entre Alès et Saint-Ambroix. Une pondeuse bio doit disposer d’au moins 5 m2 de parcours extérieur. Ici elle a droit à 15 m2. Sous abri, les poules ne doivent pas être plus de six par mètre carré. Ici elles ne sont que quatre. Chaque année, elles doivent changer de parc, un “vide sanitaire” de deux mois doit être observé en bio. Marc et Gillian portent ce délai à un an. « Ne cherchez pas, dit l’éleveur, les maladies, chez les poules, proviennent de la surdensité ». La qualité de la nourriture est capitale. Le potager, les céréales et le foin fournissent un menu bio toute l’année.

http://panier.bio.free.fr

 

Patrick Vanuxeem, maraîcher à Vézénobres

« Respecter le sol et la plante »


légumes bio, maraîchage bio, salade bio

Patrick Vanuxeem vend jusqu’à 90 % de sa production aux halles Bio de Vézénobres qu’il a lui-même créée, en juin 2009. Le temps qu’il gagne sur la vente, il le réinvestit dans ses parcelles. « Cultiver en bio n’est pas si compliqué, même si c’est plus de main d’œuvre et une autre manière de produire, plus respectueuse des plantes. Inutile de leur demander de donner plus que ce qu’elles ont à offrir, c'est pareil pour le sol : jamais la même culture sur une parcelle, il faut pratiquer ce qu’on appelle des rotations. Parfois les rendements sont à peine plus faibles qu’en conventionnel, mais à quoi bon chercher la performance ? » Pour enrichir sa terre, Patrick intègre des engrais organiques biologiques variés, compost de fumier de mouton, lisier composté de porc élevé en bio, guano, etc. Pas ou peu de fumier, difficile à trouver et à épandre sur les terres. « Il ne faut pas que la contrainte du bio handicape la rentabilité de l’exploitation. Je veux que ça tourne », résume le jeune agriculteur issu du conventionnel dont il a gardé des réflexes de pragmatisme.

Halles Bio de Vézénobres, ouvertes les mardis et jeudis de 16h30 à 19h30 et le samedi de 8 h à midi.

 
Déjà inscrit
Pas encore inscrit ?
CATALOGUE FORMATIONS 2017-2018
le 12/10/17

Venez découvrir le nouveau catalogue de formations 2017-2018 du CIVAM Bio Gard.

Pour plus de renseignements ou bien vous inscrire, contactez le 09 52 10 89 76 ou envoyer un message sur


LE CIVAM change de numéros de téléphones
le 19/07/17

 

Suite à la réorganisation de nos services  nous modifions notre accueil téléphonique.

A partir du 15 août 2017 les
LE CIVAM change de numéros de téléphones
le 19/07/17

 

Suite à la réorganisation de nos


CATALOGUE FORMATIONS 2017-2018
le 12/10/17

Venez découvrir le nouveau catalogue de formations 2017-2018 du CIVAM Bio Gard.

Pour plus de renseignements ou bien vous inscrire, contactez le 09 52 10 89 76 ou envoyer un message sur

Gérer son inscription